J'écris des histoires d'amour guidées par des personnages qui refusent de se taire.

Pourquoi j'écris ?
Je m’appelle Ludivine Silvestre et j’écris depuis quinze ans, sans avoir jamais vraiment su comment faire autrement.
L’écriture est venue à moi très tôt, comme un refuge. À l’époque, je faisais des crises d’angoisse à répétition, liées au harcèlement scolaire. Écrire était le seul moyen que j’avais trouvé pour permettre à mon cerveau de ne pas imploser, et pour mettre à plat les émotions qui me maltraitaient.
Quand cette période sombre s’est peu à peu refermée, je n’ai pas arrêté d’écrire. J’y avais pris goût. La liberté que l’écriture m’apportait me plaisait. J’avais enfin l’impression de respirer.
Très vite, l’écriture est devenue une nécessité plus qu’un passe-temps.
Chercher sa voix
Mes premiers textes étaient maladroits, parfois confus. Je mélangeais les genres sans vraiment m’en rendre compte : fantastique, science-fiction, univers de jeux vidéo, mangas…
Je me mettais souvent en scène sans l’assumer, et je puisais énormément d’inspirations dans les œuvres que je consommais alors. Certains personnages de mangas ont même fait des apparitions furtives dans mes histoires.
Avec le temps, j’ai ressenti le besoin de changer. D’avoir un texte à moi, et uniquement à moi.
C’est ainsi qu’est né mon premier roman terminé, Les Liens du sang — une fantasy imparfaite, trop inspirée (je n’avais pas mis mes travers de côté), très maladroite, que j’ai rapidement voulu réécrire. Cette réécriture n’a jamais abouti, pour une raison très simple : au même moment, un autre univers frappait à la porte.
Les Cieux.
La naissance des Cieux
Les Cieux ne sont pas nés d’un plan précis, ni d’une ambition d’univers étendu. Ils se sont imposés à moi, comme souvent avec mes histoires.
Je suis partie des personnages, comme je le fais toujours quand je commence un nouveau roman. Ils se sont présentés, avec leurs failles, leurs désirs, et j’ai simplement essayé de raconter au mieux le pan de vie qu’ils acceptaient de m’ouvrir.
Depuis, les Cieux ont grandi. Ils ont changé de forme, de pays et de ton. J’ai tout simplement grandit. Certains romans ont été entièrement réécrits, d’autres ont muté en cours de route. Les liens entre les histoires se sont parfois révélés bien après l’écriture, presque malgré moi.
Aujourd’hui, les Cieux forment un univers de romances contemporaines, majoritairement queer, profondément ancrées en Irlande du Nord, où l’amour ne sauve pas tout, mais apprend à vivre avec ses fêlures.
Le livre comme objet
Très vite, une évidence s’est imposée : si je voulais que mes histoires existent pleinement, je devais aussi penser le livre comme un objet.
J’ai fait des études de lettres, puis un master d’édition, si bien que je peux tout à fait utiliser mes compétences au service de mes propres livres, à défaut de m’occuper de ceux des autres.
Je réalise moi-même les couvertures, les maquettes, les jaquettes, les illustrations. Chaque livre est pensé dans son ensemble, du texte jusqu’au moindre détail matériel.
Parfois, je me dis que si je le pouvais, j’imprimerais mes livres chez moi.
Chaque livre est pensé comme un ensemble : une histoire, mais aussi un bel objet à garder, à exposer et à feuilleter.
Entre écriture et quotidien
En parallèle de mon travail d’autrice indépendante, je suis enseignante en primaire. J’enseigne le français et les mathématiques à une classe de CE1, une bande de petits monstres aussi épuisants qu’attachants.
C’est un métier prenant, surtout en début de carrière, qui laisse parfois moins de place à l’écriture que je ne le voudrais.
Heureusement que mes personnages connaissent la patience, et que les vacances existent !
Si vous avez envie de découvrir les Cieux, vous pouvez commencer où vous voulez.
Par une saison. Par une histoire secondaire. Par un extrait.
Les personnages vous attendent déjà.
